Vous avez dit FIPA campus ?

Le FIPA, c’est bien sûr l’audiovisuel. Mais FIPA rime aussi avec étudiant. Le Festival International de Programmes Audiovisuels ne serait pas ce qu’il est sans la participation de nombreux jeunes à la manifestation.

1 500: c’est environ le nombre d’élèves et étudiants confondus, qui viennent pour cette occasion à Biarritz, des quatre coins de la France et au-delà. Pour gérer tout ce monde, un pôle, le FIPA campus. Présentation avec une des responsables du pôle rencontrée hier, jour d’ouverture du festival, Marion Czarny.

Marion Czarny

Marion Czarny

Le FIPA campus en quelques mots

C’est «le pôle qui concerne en fait toutes les relations avec les scolaires, les étudiants et la jeune création. Donc tout ce qui touche à la formation, à l’éducation à l’image, et aux projets de jeunes professionnels passent par le FIPA campus.» Travailler avec les jeunes, pour Marion Czarny, c’est une caractéristique fondamentale du FIPA. Et le festival n’en est pas à son premier essai.

«Le FIPA campus en tant que tel avec son nom, existe depuis 3 ans. Avant cela s’appelait la mission aux universités. Et depuis la création du FIPA, il y a toujours eu une volonté de la direction d’inclure les jeunes et de faire des projets spécifiques avec les jeunes».

En dépit des différentes évolutions et modifications des activités concernant les jeunes, «il y a toujours eu au FIPA un pôle jeunesse qui concernait l’accueil de scolaires c’est-à-dire des collégiens, des lycéens qui viennent de la région voir des films, rencontrer des professionnels.»

 Une expérience étudiante inédite

Concernant les étudiants plus spécifiquement, participer au FIPA est un exercice pratique densément riche. Marion Czarny présentent «des étudiants qui viennent dans le cadre de leur formation au FIPA pour avoir des contacts, mettre en pratique ce qu’ils apprennent toute l’année.» Les horizons sont multiples: du journalisme au master de production, en passant par la communication, l’information ou encore la réalisation.

Un maître mot: expérience. «C’est toujours pour les étudiants un moment important parce qu’ils sont dans le vif du sujet. Ils sont en situation presque pré-professionnelle, presque professionnelle. Ils doivent s’organiser rapidement. Il y a des changements de situation, ils doivent se retourner, et trouver un plan B. Ils rencontrent des professionnels. C’est là qu’ils testent aussi, s’ils font des tournages, des films, des interviews… Ils sont en situation professionnelle.» Les étudiants présents au festival sont certes encadrés par leurs équipes pédagogiques respectives. Toutefois, il n’empêche que c’est pour eux une manière de «toucher la réalité du terrain». À la question des difficultés que peuvent rencontrer les étudiants, Marion Czarny évoque surtout le fait que «les professionnels sont là pour vendre des films, acheter des films, voir des films et que du coup ils n’ont pas forcément le temps de bien accueillir des jeunes professionnels.»

Tous les étudiants ne restent pas pendant toute la durée du festival pour une question de coût. La participation au FIPA est enrichissante. Mais cette participation demande aux étudiants certains frais, notamment en termes de transport, de logement, surtout lorsqu’ils viennent de loin.

 À l’international

Le FIPA c’est 98% d’étudiants français. Mais c’est aussi des étudiants étrangers.

« Depuis une dizaine d’année, on a un spécial « Jeune création »  c’est-à-dire qu’on invite des écoles internationales à présenter des programmes d’une heure et demi de films qui sont projetés.» Parmi les invités, l’INSAS à Bruxelles, la Standford University en Californie, une école polonaise la Wajda School ou encore une école allemande, l’Academy of Media Arts. Marion Czarny cite également la participation d’étudiants chinois à l’événement.

 Pour la vie?

Les jeunes et le FIPA ? Une histoire d’amour qui dure depuis longtemps et qui ne semble pas prête de s’arrêter. Marion Czarny s’en fait la garante : « Ça fait longtemps que ça marche et c’est important pour le FIPA au niveau de l’impulsion. Pour nous c’est important qu’il y ait la relève, et que du coup dès le plus jeune âge, les étudiants soient concernés, participent au festival. »

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