Tour du monde en taxi anglais

Alfred et JakobineUn tour du monde en taxi anglais. Tel est le sujet du documentaire Alfred et Jakobine réalisé par Tom Roberts et Jonathan Howells. Des images d’archives, des témoignages nous font revivre cet incroyable voyage vécu par Jakobine Schou et Alfred Hobbs dans les années 50 et ravivé par Alfred peu avant sa mort.

En 1954, la jeune étudiante suit des études d’art au Japon. Elle y rencontre un marin aventurier, Alfred, qui lui propose de l’embarquer clandestinement sur son bateau. Ils tombent amoureux, se marient et partent en voyage de noces au Maroc. Là-bas, dans le désert, ils trouvent un taxi londonien des années 30 et l’achètent pour une modique somme.

Ils partent ensuite faire le tour du monde à bord du tacot anglais, sans argent, pendant sept ans. Lors de leur retour au Japon, ils sont accueillis comme des célébrités, interviennent sur les plateaux de télévision.

Alfred, solitaire, quitte Jakobine à l’âge de quarante ans, lui laissant un enfant, Niels. Effondrée, la jeune maman pleure pendant deux ans avant de se remarier.

Un dernier voyage

Quarante ans plus tard, Alfred décide de réparer le vieux taxi anglais afin d’offrir un dernier voyage surprise à la femme qu’il a aimée. Il sollicite pour cela l’aide de son fils. Après avoir déboursé plus de 6000 dollars et traversé une partie des Etats-Unis en taxi, Alfred et Niels retrouvent Jakobine, émue. Il meurt six mois plus tard, après avoir accompli sa mission.

Les images de super 8 filmées auprès des pygmées, du Dalaï-Lama ou encore des enfants des bidonvilles nous font voyager. Les témoignages des deux vieux amants qui parlent de leur idylle passée sont touchants, émouvants et parfois pleins d’humour. Le retour sur une vie, un voyage, un amour.

Réalisation: Jonathan Howells, Tom Roberts, Royaume-Uni, durée: 1h14.

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L’avis des étudiants

Le FIPA veille à favoriser l’éducation à l’image (FIPA campus), une attention toute particulière est donc accordée aux étudiants. BTS, écoles d’arts audiovisuels, master en produits multimédias, journalisme… Les formations représentées sont nombreuses et variées. Retour sur nos échanges entre djeunes.

Crédit Photo : FIPA 2014

Crédit Photo : FIPA 2014

Liberté de choix, obligation de rendu

Les étudiants décident librement des films qu’ils souhaitent voir. Alix, 20 ans, et Caroline, 24 ans, de l’École Supérieure d’Art (ESA) Rocailles, se sont décidées au dernier moment, à la sortie des cours, pour Alfred et Jakobine. Documentaire britannique sur l’histoire amoureuse de Jakobine Shou et Alfred Hobbs, ces demoiselles ont apprécié le fil directeur du film. Qui n’est autre qu’un taxi. Pour les retardataires intrigués, rediffusion vendredi 24 à 12h, à l’auditorium de Bellevue. Les BTS audiovisuel du Lycée Cassin (Bayonne) ont parfois choisi « parce que l’image était jolie », ou suite aux vifs conseils de leur professeur : c’est le cas pour JSDM.
Le format série séduit les étudiants. Les premières prévoyaient d’aller voir Ceux de 14. Du côté des BTS, on retient Hostages, réalisation israélienne dont ils attendent les prochains épisodes. Diffusion prévue sur Canal + au mois de mars.

Les étudiants qui disposent du pass FIPA sont tenus de produire un rendu. À l’ESA, comme au BTS, on leur demande de développer leur capacité d’analyse, de donner leurs impressions sur les projections. Exercices en marge des cours ou semaine dédiée au FIPA, tous les moyens sont bons pour profiter du festival.

« La télé, c’est un art »

Pour les étudiants, le principal intérêt du FIPA est qu’il propose une large variété de projections. La curiosité est le cœur de leur motivation. Ils viennent pour s’ouvrir l’esprit, voir autre chose, « sortir des stéréotypes ». Il s’agit de découvrir des films d’auteurs, mais aussi les jeunes talents. Ou encore des formats différents : le documentaire, redécouvert avec l’œuvre de Philippe Lubliner qui fait naître chez certains une potentielle vocation… Le tout est de développer sa culture audiovisuelle.

Chez les BTS, les centres d’intérêt peuvent être plus divers. En plus des projections, on s’intéresse à l’ambiance du festival. Mais aussi au travail de montage et de scénarisation, avec par exemple Grand Opéra Verdi (rediffusion vendredi 23, 13h45 au cinéma Le Royal).

Finalement, le FIPA est surtout une affaire de découverte pour des jeunes déjà passionnés. La relève de l’audiovisuel est assurée.