Un réalisateur à l’écoute du jeune public

3xManon - Crédit Photo : FIPA 2014

3xManon – Crédit Photo : FIPA 2014

Une classe de seconde du Lycée Sud-Médoc (Bordeaux) a eu la chance de rencontrer Jean-Xavier de Lestrade, réalisateur de 3xManon, dont les deux premiers épisodes ont été diffusés au FIPA hier. Connaissant une relation tumultueuse avec sa mère, Manon est une adolescente très violente à tel point qu’elle finit par agresser sa mère, et se retrouve donc en centre de détention pour mineurs.

Pendant une heure, les lycéens ont pu faire part de leur engouement pour la série. Dès leur arrivée, ils ont voulu connaître la suite et recevoir un DVD. Malgré leur insistance, le réalisateur et le scénariste n’ont rien voulu révéler. Les curieux devront attendre la fin du mois de mars pour voir l’intégralité des trois épisodes sur Arte.

Laisser travailler l’imagination des jeunes
Très simplement, le réalisateur et son scénariste ont répondu aux nombreuses questions des élèves. Beaucoup d’entre eux souhaitaient mieux comprendre le titre (trois fois Manon pour les trois étapes de sa thérapie), ou le scénario. Des discussions très poussées sont ainsi nées de ces interrogations. Cela a permis aux lycéens de débattre autour de sujets variés : modes de soin des jeunes en difficulté, violence qui peut naître de la souffrance, relations mère-filles… Pourtant, les auteurs ont affirmé leur volonté de laisser le choix aux spectateurs, à eux d’interpréter les réactions agressives des personnages.

Même si certaines questions restent en suspens, l’une des lycéennes conclue la fin de la rencontre : « Bravo pour votre film, c’était trop bien ! »

Jean-Xavier de Lestrade, 3xManon
France, 3 x 58 min
Production Image et Compagnie

Publicités

« Briser la barrière entre rêve et réalité »

Les deux représentants du laboratoire Apelab - Photo : Sarah Paillou

Les deux représentants du laboratoire Apelab – Photo : Sarah Paillou

Le laboratoire Apelab est venu présenter ses projets et prototypes basés sur le principe de la réalité augmentée, dans le cadre du Smart Fip@. Ou la naissance d’un nouveau spectateur, qui participe à l’histoire.

L’idée est d’utiliser les nouvelles technologies (Iphone, Ipad, capteurs de mouvements) pour raconter une histoire. Les deux représentants du laboratoire, issus d’école de cinéma ou d’illustration, développent l’idée d’une narration spatiale, qui mobilise bande son, dialogues et voix, en audio ou en texte. Le rythme de l’histoire reste imposé : comme dans un film, on peut « louper des choses ».

Resserrer le lien entre virtuel et utilisateur

Le cadrage, lui, est laissé au choix du spectateur. A l’aide de son Ipad, l’utilisateur peut obtenir une vision à 360° en levant, baissant ou en faisant tourner la tablette autour de lui. Le scénario est alors influencé par ce que choisit de regarder le spectateur, mais aussi par l’heure à laquelle il visionne le film, le temps qu’il fait… La « rejouabilité », voilà l’objectif du prototype, puisque revoir l’oeuvre permet de découvrir les autres possibilités de narrations.
Le projet suppose uniquement des courts-métrages de 5 à 10 minutes, puisqu’il faut prévoir les différents scénarios possibles. C’est un travail considérable : un mois par scène, 20 scènes par épisode. Et impossible de regarder le film entre amis.

La bande-annonce gratuite de l’application, Land 52, sera en principe disponible mi-février sur l’Apple Store, si l’expérience vous tente.

Les anecdotes de Sophie

Moment détente. Crédit Photo : Yann Lagarde.

Moment détente. Crédit Photo : Yann Lagarde.

Raconter les histoires drôles, c’est pas mon truc. Mais quand même, Sophie, hôtesse de caisse, de jurys, de salle depuis 14 ans au FIPA, elle en a de bien bonnes.


Pantoufles et magazines

Le FIPA, c’est un timing très serré : les films doivent commencer à l’heure. Oui mais voilà, quand la Présidente du jury se fait attendre, tout le monde attend. La pauvre gisait inanimée dans sa salle de bain de l’Hôtel du Palais, et a dû être transportée à l’hôpital. Alors Sophie, parce qu’elle prend soin de son jury, est venue lui apporter pantoufles et magazines. Du coup, l’hôtesse a été remerciée par un dîner en tête à tête avec la productrice belge, au restaurant de l’Hôtel du Palais, ouvert juste pour l’occasion. Plutôt sympa.

WANTED : DENT
Encore un retard. Cette fois d’un des membres du jury, qui finit par arriver, main devant la bouche, avec l’air sacrément embêté. Monsieur avait perdu une dent en dégustant un de ces fameux sandwichs du FIPA. Sophie, qui ne perd pas de vue la priorité des horaires, envoie le jury en salle de projection. Pendant ce temps, très professionnelle, elle part à la recherche de la regrettée canine sur le parvis du casino. Après un « appel à son ange gardien », mue d’une soudaine intuition, elle se retourne et trouve enfin la dent. Elle file retrouver le malheureux amputé, lui rend son bien et est remerciée d’une bise sur le front.

Être hôtesse au FIPA est donc un investissement de tous les instants et qui peut être très varié… Les anecdotes sont encore nombreuses, notamment un voyage dans un coffre.

J’ai déjeuné avec le lauréat du FIPA d’honneur 2014

Jan Matthys

Jan Matthys

Jan Matthys m’invite naturellement au restaurant pour m’accorder sa première interview en France. Le réalisateur belge, récompensé pour l’ensemble de sa carrière, préfère une discussion « dans l’ombre ». En toute humilité, il raconte sa passion pour son travail, à travers ce qu’il considère comme son chef d’œuvre, la série In Vlaamse Velden (Dans les champs flamands). Au prisme de l’histoire de vie de la famille Boesman, les spectateurs se plongent dans l’atmosphère de la Première guerre Mondiale, thème privilégié par le FIPA 2014.

Jan Matthys au sommet de son art

La première fois qu’on rencontre Jan Matthys, pour son discours à la cérémonie de remise du prix, c’est clair : il aime « rester hors des spots-lights ». La main un peu tremblante, il lit son discours qu’il a répété devant son miroir, expliquant pourquoi ce prix arrive au bon moment, louant les mérites de son équipe. Pour cette série, il a dû « aller au bout de [son] talent et de [sa] persévérance ». Il est fier d’avoir pu attirer l’attention de professionnels étrangers, et vit cela comme un véritable encouragement.
Mais cette fois, c’est différent, toutes ses productions précédentes lui ont servi de préparation pour réaliser ce travail de neuf mois, mobilisant plus de 150 personnes. Toujours avec cette volonté de rechercher la beauté et l’esthétique, le réalisateur fait de sa série une surprise émotionnelle pour les téléspectateurs. Le sujet de la Première Guerre mondiale, qui touche Jan Matthys depuis son enfance, suppose une grosse responsabilité. Le souci du détail a poussé le perfectionniste à assister à tous les cours des acteurs (par exemple pour se servir d’une arme).

« Je voudrais être un débutant pour toujours »

Pourtant, Jan Matthys veut rester dans une logique d’apprentissage, et souhaite avant tout faire ce qu’il aime, avec les gens qu’il aime. Une profonde amitié le lie à ses acteurs, et à son équipe, qui le suit depuis 20 ans. Dans le processus, le réalisateur travaille à l’intuition, raconte-t-il les yeux dans le vague, loin vers ses souvenirs du tournage.
Il a par exemple choisi des acteurs avec peu ou pas d’expérience, dans l’idée de trouver de nouveaux visages. Il l’a fait revenir sept fois, mais il le sentait, Lize Feryn serait Marie, un personnage central de la série. Et il a bien fait. Sur les images, elle captive et transperce le spectateur. Dès la diffusion du premier épisode, la nouvelle actrice a reçu de nombreuses propositions.
Dans son équipe, on se comprend en un regard, et cela se retrouve à l’écran. La scène d’exposition présente les personnages sans aucun dialogue, mais le public saisit les relations qui les nouent grâce aux jeux de caméra.

Après la diffusion du premier épisode de In Vlaamse Velden, les spectateurs sont accros, et les images restent longtemps en tête. Après une interview avec Jan Matthys, le retour à la réalité est tout aussi difficile.

« In Vlaamse Velden » réalisé par Jan Matthys, produit par Menuet,durée: 50 min.

L’avis des étudiants

Le FIPA veille à favoriser l’éducation à l’image (FIPA campus), une attention toute particulière est donc accordée aux étudiants. BTS, écoles d’arts audiovisuels, master en produits multimédias, journalisme… Les formations représentées sont nombreuses et variées. Retour sur nos échanges entre djeunes.

Crédit Photo : FIPA 2014

Crédit Photo : FIPA 2014

Liberté de choix, obligation de rendu

Les étudiants décident librement des films qu’ils souhaitent voir. Alix, 20 ans, et Caroline, 24 ans, de l’École Supérieure d’Art (ESA) Rocailles, se sont décidées au dernier moment, à la sortie des cours, pour Alfred et Jakobine. Documentaire britannique sur l’histoire amoureuse de Jakobine Shou et Alfred Hobbs, ces demoiselles ont apprécié le fil directeur du film. Qui n’est autre qu’un taxi. Pour les retardataires intrigués, rediffusion vendredi 24 à 12h, à l’auditorium de Bellevue. Les BTS audiovisuel du Lycée Cassin (Bayonne) ont parfois choisi « parce que l’image était jolie », ou suite aux vifs conseils de leur professeur : c’est le cas pour JSDM.
Le format série séduit les étudiants. Les premières prévoyaient d’aller voir Ceux de 14. Du côté des BTS, on retient Hostages, réalisation israélienne dont ils attendent les prochains épisodes. Diffusion prévue sur Canal + au mois de mars.

Les étudiants qui disposent du pass FIPA sont tenus de produire un rendu. À l’ESA, comme au BTS, on leur demande de développer leur capacité d’analyse, de donner leurs impressions sur les projections. Exercices en marge des cours ou semaine dédiée au FIPA, tous les moyens sont bons pour profiter du festival.

« La télé, c’est un art »

Pour les étudiants, le principal intérêt du FIPA est qu’il propose une large variété de projections. La curiosité est le cœur de leur motivation. Ils viennent pour s’ouvrir l’esprit, voir autre chose, « sortir des stéréotypes ». Il s’agit de découvrir des films d’auteurs, mais aussi les jeunes talents. Ou encore des formats différents : le documentaire, redécouvert avec l’œuvre de Philippe Lubliner qui fait naître chez certains une potentielle vocation… Le tout est de développer sa culture audiovisuelle.

Chez les BTS, les centres d’intérêt peuvent être plus divers. En plus des projections, on s’intéresse à l’ambiance du festival. Mais aussi au travail de montage et de scénarisation, avec par exemple Grand Opéra Verdi (rediffusion vendredi 23, 13h45 au cinéma Le Royal).

Finalement, le FIPA est surtout une affaire de découverte pour des jeunes déjà passionnés. La relève de l’audiovisuel est assurée.

Un film qui vous enivre

JSDM. Ou le sigle pas si évident pour Jeudi soir, Dimanche matin. Chez les jeunes, c’est le créneau le plus souvent choisi pour sortir. Et qui dit sortir, dit alcool. Voilà le sujet du documentaire de Philippe Lubliner : quel est le rapport des jeunes à l’alcool ? La production de Point du jour est sélectionnée dans la catégorie Grand Reportage. Si le sujet peut paraître classique, le format nous surprend.

Extrait du film. Crédit photos : Fipa 2014

Extrait du film. Crédit photos : Fipa 2014

Tout débute avec des chiffres : un collégien sur six déclare par exemple avoir déjà connu une situation d’ivresse. Ils ont entre 18 et 22 ans, sont chômeurs, étudiants, travaillent, et ils ont accepté de prendre part à ce film sur leur consommation d’alcool. L’intérêt de l’œuvre, c’est l’idée d’un atelier documentaire. Les acteurs sont aussi juges de leur image et co-auteurs. Ou comment « pousser jusqu’au bout le documentaire », selon les mots du réalisateur. Dans l’auditorium de Bellevue, le public a le sentiment d’avoir partagé leur vie, et d’avoir assisté à la création.

Des acteurs 24h/24
GoPro sur le front, caméra sur l’épaule, appareil photo numérique dans la main, le public est plongé dans l’intimité des soirées du jeudi (et vendredi, et samedi…) soir. Dès le départ, on saisit « le rapport fort avec l’alcool » que connaissent ces jeunes. Mais le documentaire présente différentes nuances dans ces comportements, ce qui permet d’éviter l’écueil de la diabolisation des jeunes. Certaines séquences évoquent bien sûr les dangers liés à ce type de pratique. Un des acteurs est filmé en train d’expliquer sa situation, celle d’un jeune homme qui ne peut plus passer une journée sans boire une ou deux canettes de bière. On peut cependant découvrir une certaine solidarité lorsque les jeunes boivent en soirée. Mais surtout, on comprend que le but est d’abord de se retrouver pour s’amuser : on chante, on danse, on rit, bref, « on s’en fout ».
Les jeunes sont aussi acteurs tout au long des discussions qui rythment le film. Entre eux, ou avec une infirmière, un préventologue, ils discutent de leur pratique, relativisent leurs comportements, rient de leurs derniers « exploits ».

Premiers juges de leurs images
L’idée de filmer les jeunes en train de visionner leurs images leur permet de prendre du recul, de se poser des questions. Tout d’abord autour du rôle de la caméra, entre objectivité et choix des images. Mais aussi sur leurs propres comportements : sont-ils en accord avec eux-mêmes ? Certains assument clairement cette part de leur vie, d’autres ont conscience des potentiels excès. Une grande sincérité naît de cette confrontation avec les images, les jeunes semblent émus de se revoir.
L’intérêt tient aussi à l’essai d’analyse que proposent les jeunes. Loin des discours officiels des médecins ou politiques, ils mettent en avant un certain amour de la destruction, une volonté de s’évader. Ils sont conscients du rôle que jouent les parents dans le rapport que les jeunes ont avec l’alcool. Ils estiment aussi être influencés par toutes les stratégies marketings, la grande accessibilité des boissons alcoolisés.

Acteurs co-auteurs
Les jeunes l’expliquent tout au long du film : l’enjeu, c’était de montrer la réalité, d’être sincères dans leur démarche d’auteurs en herbe. On comprend donc ce qui a motivé les participants, pourquoi et comment ils prennent la parole ou choisissent quelles images montrer. Une véritable réflexion est faite sur l’intention des auteurs. Et le spectateur y a accès, ce qui est une véritable richesse.
La volonté de montrer la réalité se retrouve alors dans l’image et le son, souvent amateurs, toujours bruts. Les milieux dans lesquels évoluent les acteurs sont très aseptisés, impersonnels (rues, locaux municipaux…).
Cette démarche permet finalement au public jeune de se reconnaître dans certaines images des soirées (on connait tous quelqu’un qui chante Patrick Sébastien à chaque soirée), et peut-être de faire naître une réflexion sur leurs propres expériences.

Dans l’atelier documentaire, le sujet participe à la création du reportage, on ne se trouve plus dans une situation de face-à-face. Enfin une vision des jeunes, par les jeunes, et logiquement pour les jeunes.

Les temps forts de l’édition 2014

Mardi 21 janvier, 19h45 : cérémonie d’ouverture du FIPA. C’est donc le top départ du Festival International des Programmes Audiovisuels, qui dure jusqu’au 26 janvier, à Biarritz. Les thèmes privilégiés, les différentes formes que prend ce Festival, les nouveautés, voici ce qu’il ne faut pas manquer cette année.

1620594_10152572891831982_471713461_n

Le hall d’entrée du Bellevue, un des lieux du FIPA. Crédit photo : Ombeline De Fournoux

Brésil et Première guerre Mondiale

A ne pas perdre de vue : les deux « Gros Plans » du festival, le Brésil et de la Première guerre Mondiale, qui feront l’objet de projections tout au long de la semaine, mais aussi de débats.
Comme chaque année, le FIPA est l’occasion de découvrir de nombreuses créations audiovisuelles, présentées dans différentes catégories : Fiction, Série, Documentaire de création, Grand Reportage en ce qui concerne les formes que prennent ces œuvres. De nombreux programmes proposent aussi un regard sur les créations musicales et arts de la scène. Les nouveaux talents sont représentés grâce à la catégorie Jeune Création. Le Festival se félicite de son ouverture sur l’international. Si la section Création française existe, elle est accompagnée des Créations européennes et Créations internationales.
Enfin, les séances spéciales regroupent les cérémonies d’ouverture du 21 janvier et de clôture, le samedi 25 janvier à 19h45, à la salle Atalaya de la gare du midi, où sera projeté le film La Clinique du docteur Blanche, de Sarah Lévy. On ne manquera pas la remise de l’Eurofipa d’honneur. Le prix est décerné cette année à la série Dans les champs flamands, du réalisateur belge Jan Matthys : ce sera le mercredi 22 à 19h30.

Rencontres avec le public

Mais le FIPA, c’est aussi privilégier les échanges avec le public. Des rencontres et entretiens avec des professionnels auront lieu au sein du Casino : le comédien Grégory Gadebois le mercredi 22, le prix Goncourt Pierre Lemaitre le lendemain, le Directeur général de l’IFCIC (Institut pour le Financement du Cinéma et des Industries culturelles), deux réalisateurs Virginie Lenhart et Dante Desarthe tous prévus le vendredi, et enfin le compositeur Bruno Fontaine pour l’ultime journée du festival. Deux débats sont prévus, dont « Comment raconter la guerre de 14 à la télévision ? » le jeudi 23, dans le cadre d’un des deux focus du festival. Enfin, une table ronde « Industrie et Création » est organisée le samedi 25.

FIPA Industry : l’espace des professionnels

Cette 27ème édition du festival est aussi le lieu de rencontres professionnelles. Le FIPA Industry a pour objectif d’encourager le développement de nouveaux projets, de favoriser les contacts avec les chaînes de télévision (Arte, HBO seront notamment présentes), de faciliter la recherche de financements. C’est l’occasion de comprendre quelles sont les questions qui intéressent ces acteurs de l’audiovisuel, autour d’ateliers et de débats professionnels. Les principaux sujets abordés seront le format spécifique de la série télévisée, l’avenir de l’histoire à la télévision, enfin la situation de l’audiovisuel au Brésil. On n’oublie pas non plus la plate-forme Smart Fip@, qui se développe autour des nouvelles écritures et des transmédias, ouverte à partir du jeudi 23, 10h.

Pour plonger dans une aventure brésilienne, pour commémorer la guerre de 14-18, pour découvrir les jeunes talents, pour rencontrer des professionnels, pour comprendre les enjeux contemporains de l’audiovisuel… Rendez-vous au Fipa 2014.

Retrouvez toute la programmation du Fipa 2014 sur le site de l’événement.