Pause gourmande à la pâtisserie Miremont

La pâtisserie Miremont s'est ouverte en 1874

La pâtisserie Miremont s’est ouverte en 1872

La mer est déchainée, le vent souffle fort à Biarritz. Un refuge « cosy » et très agréable : le plus vieux salon de thé de la ville, fondé en 1872, la pâtisserie Miremont.

Des gourmands assis dans des fauteuils de salon sirotent du thé au jasmin et à la rose et dégustent un « opéra », des cookies aux noix ou encore un cheesecake à la framboise tout en regardant les vagues à travers la grande fenêtre.

On y retrouve des Biarrots habitués, des couples âgés, des femmes élégantes mais aussi des
visiteurs du Fipa, facilement reconnaissables grâce à leurs badges rouges, leurs discussions sur les
films vus ou à voir… Certains parlent même anglais.

Pour Laurent, le responsable du salon, le FIPA permet d’accueillir du monde à une époque où la ville est endormie. Le festival annuel permet de rappeler aux touristes que Biarritz n’existe pas seulement en été mais conserve son charme et sa chaleur tout au long de l’année.

Pour une pause déjeuner, un petit thé entre deux films, vous savez où aller !

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Tour du monde en taxi anglais

Alfred et JakobineUn tour du monde en taxi anglais. Tel est le sujet du documentaire Alfred et Jakobine réalisé par Tom Roberts et Jonathan Howells. Des images d’archives, des témoignages nous font revivre cet incroyable voyage vécu par Jakobine Schou et Alfred Hobbs dans les années 50 et ravivé par Alfred peu avant sa mort.

En 1954, la jeune étudiante suit des études d’art au Japon. Elle y rencontre un marin aventurier, Alfred, qui lui propose de l’embarquer clandestinement sur son bateau. Ils tombent amoureux, se marient et partent en voyage de noces au Maroc. Là-bas, dans le désert, ils trouvent un taxi londonien des années 30 et l’achètent pour une modique somme.

Ils partent ensuite faire le tour du monde à bord du tacot anglais, sans argent, pendant sept ans. Lors de leur retour au Japon, ils sont accueillis comme des célébrités, interviennent sur les plateaux de télévision.

Alfred, solitaire, quitte Jakobine à l’âge de quarante ans, lui laissant un enfant, Niels. Effondrée, la jeune maman pleure pendant deux ans avant de se remarier.

Un dernier voyage

Quarante ans plus tard, Alfred décide de réparer le vieux taxi anglais afin d’offrir un dernier voyage surprise à la femme qu’il a aimée. Il sollicite pour cela l’aide de son fils. Après avoir déboursé plus de 6000 dollars et traversé une partie des Etats-Unis en taxi, Alfred et Niels retrouvent Jakobine, émue. Il meurt six mois plus tard, après avoir accompli sa mission.

Les images de super 8 filmées auprès des pygmées, du Dalaï-Lama ou encore des enfants des bidonvilles nous font voyager. Les témoignages des deux vieux amants qui parlent de leur idylle passée sont touchants, émouvants et parfois pleins d’humour. Le retour sur une vie, un voyage, un amour.

Réalisation: Jonathan Howells, Tom Roberts, Royaume-Uni, durée: 1h14.

Churchill, seulement un géant dans le siècle ?

churchill

Une biographie télévisée du grand homme britannique Winston Churchill, voici ce que propose David Korn-Brzoza dans ce documentaire co-produit par Arte avec la participation de France Télévisions. Il sera diffusé sur France 3, dans Histoire immédiate.

Décrire Winston Churchill en un mot? Mission Impossible. Le « petit bouledogue » devenu « le vieux lion » était un hyperactif passionné, tempétueux, engagé, courageux, jusqu’au-boutiste…

Le documentaire retrace l’enfance de la figure politique mais aussi son engagement lors des guerres coloniales avant son apogée en tant que Premier ministre défendant la liberté à tout prix.

« Un élève méchant, sans ambition »

Cancre, ses bulletins scolaires décrivaient un élève « très méchant », « sans ambition ». Délaissé par ses parents qui lui rendaient visite une fois par an dans son internat, rabaissé par son père qui siégeait au Parlement, Winston Churchill a voulu, semble t-il, prendre sa revanche. Envoyé dans l’armée, le turbulent découvrit alors sa passion pour la guerre.

« Du sang, de la sueur et des larmes »

Il s’engagea ensuite dans la politique sur les pas de son père décédé prématurément et brilla rapidement par son éloquence, ses fameux discours dont « le sang, la sueur et les larmes » ne sont qu’un exemple. Son appel à la résistance contre la barbarie nazie « we shall never surrender » (nous ne capitulerons jamais) fit même pleurer ses opposants politiques. L’ancien élève insolent avait aussi une répartie extraordinaire. Quand une femme lui dit « si vous étiez mon mari, j’empoisonnerais votre verre », l’orateur répliqua « si vous étiez ma femme, je le boirais ».

« Ecrivain, peintre et maçon »

Premier ministre, Winston Churchill était aussi écrivain et reçut le Prix Nobel de littérature en 1953. Cela ne suffisait pas à l’hyperactif qu’il était. Churchill peignait, était aussi maçon à ses heures perdues. Il buvait de l’alcool, « traitement conseillé » par ses médecins et rares sont les photos où on le voit sans son cigare. Dans ses mémoires, Winston Churchill parle de sa femme Clémentine avec tendresse et bienveillance : « je me suis marié et depuis je n’ai cessé d’être heureux. »

Le documentaire nourri d’un travail d’archives remarquable fait l’apologie de cette grande figure historique qui marqua la Grande-Bretagne mais aussi le monde entier. Il avait le courage de prendre des décisions difficiles, de ne jamais rien lâcher malgré les éventuels doutes et scepticisme de son entourage.

« J’ai dormi sur le trottoir le jour des obsèques de Churchill » raconta une anglaise présente dans la salle. « Je le connais bien, c’est mon héros, notre héros et vous avez encore réussi à me faire pleurer! ».

« Le titre est faux, ce n’est pas un géant dans le siècle mais Le géant du siècle » conclut son réalisateur David Korn-Brzoza.

Churchill, un géant dans le siècle Réalisation: David Korn-Brzoza, Production: Roche Productions, durée: 1h30

Panorama

Ceux de 14 reviennent à la télévision!

Alors que s’ouvre l’année du centenaire de la Première guerre mondiale, Olivier Schatzky nous propose une série de six épisodes, inspirée du recueil de récits de guerre de Maurice Genevoix, Ceux de 14. L’idée est selon le réalisateur « d’individualiser la guerre », à travers un regard humaniste. La série sera prochainement diffusée sur France 3.

Les comédiens de Ceux de 14 sur la scène du FIPA, à Biarritz

Revenir à quelque chose de très concret, changer l’image figée que l’on a de la guerre de 14,  telle était la volonté d’Olivier Schatzky dans la réalisation de la série Ceux de 14. Il n’y a pas de héros dans le film mais des hommes « comme nous, comme vous » qui deviennent héroïques à travers notre regard.

« Notre métier n’est pas si difficile que ça finalement! »

La série montre l’avancée progressive dans la guerre, de l’innocence et l’insouciance de ces hommes qui pensent revenir rapidement chez eux à l’horreur des tranchées et enfin la mort presque inéluctable pour chacun d’entre eux. L’accent est mis sur les banalités du quotidien de ce groupe de soldats qui se charrient, racontent des blagues, sont impatients de « mettre la pâté aux sales boches ». Leurs fiancées les attendent à l’arrière-front, s’impatientent, s’étonnent de ne pas recevoir de nouvelles de leur part.

Le lieutenant Genevoix interprété par le jeune Théo Frilet est un personnage plein de tendresse pour ses hommes, un humaniste qui mène son régiment avec bienveillance et fermeté. « La boue, la pluie, les bottes qui font mal aux chevilles, ça n’était pas toujours très agréable. La condition de ces jeunes de notre âge nés cent avant nous devait être ça en bien pire et avec la mort au bout! ».  Il est impossible de s’approcher du réel, on peut juste « imaginouiller » ce que ça devait être! Le soir, fatigués après le tournage on se disait « notre métier n’est pas si difficile que ça finalement! » confie Théo Frilet.

« Le travail de Maurice Genevoix, c’est d’avoir donné des noms à des anonymes » conclut le réalisateur Olivier Schatzky.

« Le but du FIPA? Montrer les meilleurs programmes de la télévision! »

Nous avons rencontré le délégué général du FIPA, François Sauvagnargues, en charge de la sélection des programmes. Promouvoir la qualité de la télévision, tel est l’objectif du FIPA selon lui.

Le Délégué général du FIPA

Le Délégué général du FIPA

François Sauvagnargues, quelle est votre mission?

Je suis délégué général du FIPA depuis deux ans après avoir été directeur de diffusion sur Arte. Je dois mettre ici à profit mon réseau de professionnels de la télévision afin de montrer les films de toute provenance. Le but du FIPA, c’est selon moi de montrer les meilleurs programmes de ce média en évolution permanente.

Avez-vous eu des difficultés cette année à organiser le FIPA?

Nous avons eu peur à cause de la tempête, Sinon, nous sommes en période de crise et l’argent est rare, il est difficile de trouver des financements. Cependant, lorsque l’on arrive à prouver que la qualité est là, les financements suivent.

Quels sont les défis de la télévision aujourd’hui?

La télévision est un média à la croisée des chemins, les lignes bougent, les habitudes de consommation changent et il faut s’y adapter. Aujourd’hui la moyenne d’âge des téléspectateurs est autour de 60 ans. Nous cherchons à viser un public plus jeune avec des nouvelles écritures, des programmes en catch-up -télévision de rattrapage ou en replay-  ou encore la télévision connectée.

Quelles sont les nouveautés cette année au FIPA?

Cette 27ème édition du festival met l’accent sur les rencontres professionnelles avec le FIPA Industry. Celui-ci permet de favoriser les contacts entre les chaînes de télévision, d’encourager le développement de nouveaux projets, de faciliter les recherches de financement. Le FIPA Industry permet surtout de s’intéresser aux questions que se posent les professionnels de l’audiovisuel en ce qui concerne les enjeux de la télévision.

Pourquoi le FIPA est organisé à Biarritz?

Pour des raisons historiques, le Festival de Cannes est à Cannes, le FIPA est à Biarritz. C’est une ville accueillante qui a aussi des facilités techniques d’organisation. Pour cette édition, il y a 1800 professionnels et nous attendons environ 30 000 visiteurs sur la semaine.