Rencontre avec Virginie Linhart : Sarajevo, des enfants dans la guerre

DSC03592En plein siège de Sarajevo, des enfants blessés sont évacués en France pour y être soignés. Ils y resteront trois ans, tentant de communiquer avec leurs familles restées en Bosnie. Virginie Linhart signe un documentaire émouvant sur cet exil, ayant retrouvé plusieurs de ces enfants qui aujourd’hui se souviennent. Dans une salle du Bellevue à Biarritz, elle nous parle de cette expérience.

La guerre, Virginie Linhart connaît. Non parce qu’elle l’a vécue personnellement, mais parce que la plupart des films qu’elle a réalisés traitent de ce sujet. Pourquoi cet intérêt exacerbé pour les conflits, les morts et les survivants ? Parce que c’est un thème généralement plébiscité par la gente masculine, plaisante la fidèle lectrice de Simone de Beauvoir. Mais aussi parce que ses origines juives polonaises l’on logiquement conduite à s’intéresser tout particulièrement à la Seconde guerre mondiale.
Elle était donc venue présenter son film sur la Shoah au festival de Blois lorsque sa productrice, Pascale Servan-Schreiber, lui fit part d’une nouvelle idée de documentaire, dans le cadre du centenaire de l’attentat de Sarajevo. Ce projet s’est formé à partir de 15h de rushs inédits, constituant un « matériau d’archives inouï ». Ces rushs proviennent de la collection personnelle de Romain Goupil, qui pendant trois ans a été le « facteur vidéo » entre des enfants bosniens en convalescence à Albertville et leurs familles demeurées à Sarajevo.

Sarajevo – Albertville : de la guerre à l’exil

Aujourd’hui, ces jeunes de 25 à 35 ans sont médecin, charpentier, étudiants ou professeur de français. Vingt ans plus tôt, grièvement blessés, ils étaient transportés en France pour subir des opérations chirurgicales souvent longues et douloureuses. En Bosnie, dans les hôpitaux bondés, on les aurait probablement amputés. La France fut leur chance et leur salut. Mais si les premiers mois se déroulent dans l’espoir, le soulagement de constater les progrès physiques indéniables, bientôt la joie laisse place à la lassitude. Dans les préfabriqués d’Albertville où les enfants et leurs mères vivent tous ensemble, la nostalgie s’installe, et l’angoisse tord les ventres quand on pense aux proches restés sous les bombes à Sarajevo. Pour égayer le quotidien, certains trouvent des échappatoires. Comme ce groupe d’adolescents qui s’adonne à la réalisation de mini-vidéos parodiques, déployant leur humour noir dans des satyres de chaînes d’information publique. En parallèle, ils créent également un journal dans lequel ils publient leurs dessins et leurs textes, bilingue français – bosniaque.
Un nouvel élément vient bientôt rompre la monotonie et apaiser les inquiétudes. Devant l’extrême difficulté pour les exilés de joindre leurs familles, Romain Goupil propose d’enregistrer des messages vidéos destinés aux proches, et de les apporter ensuite à Sarajevo. Là-bas, il organise des projections clandestines, et filme les réponses à l’attention des convalescents d’Albertville. Pendant plusieurs mois, celui dont la caméra a aussi immortalisé l’évacuation des enfants fera ainsi la navette entre les deux villes.

Entre histoire et actualité, un reportage poignant

C’est sur ces archives exceptionnelles que s’est appuyée Virginie Linhart pour élaborer son documentaire. Elle y mêle également de poignantes images du siège de Sarajevo, principalement tirées de la télévision bosniaque, ainsi que des interviews avec les quelques ex-enfants d’Albertville qui ont accepté de témoigner.
Retrouver ces enfants, explique Virginie Linhart, n’a pas été trop difficile. Avec l’aide de Sanda, la femme bosniaque de Romain Goupil, elle contacte les jeunes et leurs familles. Certains refusent, d’autres sont partis à l’étranger. Mais certains acceptent de participer, revenant sur leurs souvenirs de ces années en France. On voit leurs visages émus, voire bouleversés, devant le visionnage des archives de Goupil. Parler de l’événement à l’origine de leurs blessures reste douloureux.
Bien qu’ayant vécu ensemble trois années durant, les enfants d’Albertville n’ont jamais cherché à se revoir après leur retour en Bosnie, à la fin de la guerre. Le temps passé en France a été avant tout une parenthèse dans leurs existences, quelques mois d’attente confortable avant de retourner à la vraie vie. Néanmoins, pour certains ce séjour a été décisif dans leurs choix d’avenir ; deux d’entre ont ainsi décidé de rester en France, une autre est aujourd’hui professeur de français.

Outre la rétrospective intéressante qu’il offre sur le conflit yougoslave, le documentaire de Virginie Linhart séduit par son aspect humain, suivant ainsi une poignée d’individus avec leurs expériences et leurs parcours. Retrouver les visages vieillis de ces enfants dont on a vu les corps sur les civières et les regards marqués par la guerre a quelque chose de réellement émouvant. Pour la réalisatrice, la principale difficulté a justement été de s’approprier ces personnages qu’elle n’avait pas choisis, à la différence de ces précédents documentaires. Elle dit avoir été marqué par leur dignité, leur autodérision, sans haine ni pathos.
Pour Virginie Linhart, la guerre de Bosnie était une chose lointaine, très éloignée de nos propres préoccupations. Avec ce film, elle enfin découvert la signification de cette phrase que les actualités françaises diffusaient alors : « Sarajevo, c’est nous. »

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Le point météo II : un vent à décorner les bovins

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Le soleil au zénith – Crédit photo : Marie Mangez

Qui a dit que le calme était revenu à Biarritz ?
Aujourd’hui vendredi 24 janvier, histoire d’employer un style un peu lyrique (à l’image du « déluge biblique » de notre collègue Yann Lagarde *), Eole est de retour sur les côtes basques. Pour que cette fin de journée humide se déroule sans incident, voici les recommandations de la Miss Météo (auto-désignée) d’Un grain dans les bobines.

– Les personnes de moins de soixante kilos sont invitées à ne pas s’aventurer dehors.

– ANNONCE : Idéales pour lutter contre le vent, des cottes de maille sont en vente au casino municipal. Tarifs : côte de maille 15 kilos – 149,99 euros. Cotte de maille 30 kilos – 299,99 euros. Puisqu’il tombe des hallebardes, autant faire dans le total look médiéval.

– Avertissement spécial pour Messieurs /dames / mesdemoiselles les parapluies : afin d’éviter tout démembrement, fracture, claquage, démantibulation et autres, il vous est fortement conseillé de NE PAS SORTIR. Un nombre conséquent de blessés est déjà à déplorer. Biarritz approche de la rupture de stock et se trouvera bientôt contrainte, en désespoir de cause, de vendre des parasols.

– Avis à la CSKRA (Confrérie des Suicidaires Kamikazes en Recherche d’Adrénaline) : bien que vous ayez prévu d’organiser cet après-midi une séance de baignade en hypothermie, nous vous invitons chaleureusement à ne pas faire de publicité autour de cet événement. Certains individus psychologiquement déséquilibrés pourraient être tentés de vous rejoindre.

A bientôt pour notre prochain point météo !

PS : Désolée pour l’humour vaseux de cet article, on ne s’en gloriFipa…

*Pour l’histoire du déluge biblique, vous pouvez consulter notre précédent point météo

Ney Matogrosso ou l’énergie de l’instinct

Ney Matogrosso

L’artiste brésilien Ney Matogrosso

« En moi, tout est tel quel. » Tel est le mot d’ordre du chanteur brésilien Ney Matogrosso, artiste à la carrière débridée et subversive, dont le film Olho Nu offre une rétrospective.

Yeux et lèvres peinturlurés de noir, gestuelle théâtrale, costumes extravagants, il se trémousse sur scène, déployant sa voix de contre-alto devant une foule de spectateurs venus échapper, le temps d’une représentation, à leur quotidien marqué par la dictature. Trente ans plus tard, tenue sobre et postures méditatives, il est immortalisé dans son environnement quotidien, la nature, les rivières, sa maison – surprenant par sa relative simplicité.
Si le nom de Ney Matogrosso peut ne pas évoquer grand-chose aux oreilles de beaucoup de français, au Brésil il est considéré comme l’une des figures majeures de la scène artistique et musicale. Le réalisateur brésilien Joel Pizzini a entrepris de se concentrer sur la vie de ce chanteur né en 1941.

Un documentaire esthétiquement fouillé, pour un artiste complet

Son film Ohlo Nu, traduit en anglais par Naked Eye, relève, dès son titre, d’un parti pris minimaliste et esthétique. Alternant chansons et passages d’interview, sur fond d’images de Matogrosso tout au long de sa carrière, le tout dans un désordre savamment orchestré, le documentaire se plaît à rester dans le flou, la recherche du beau. Il permet néanmoins de découvrir cet artiste brut, désinhibé sans être dénué d’élégance, et se décrivant lui-même comme une « métamorphose ambulante » – en témoigne l’évolution de ses tenues vestimentaires au gré de sa sensibilité du moment. Exposant publiquement et sans retenue sa libido, Matogrosso envisage la scène comme le lieu de libération de ses fantasmes, celui où, dissimulé derrière son personnage de showman, il peut laisser libre cours à ses instincts, sans pudeur ni autocensure.

Les bémols du « flou artistique »

Des critiques, toutefois, sont à formuler au sujet de ce film certes visuellement recherché, mais dont la forme n’aide pas vraiment le téléspectateur à assouvir son éventuelle curiosité pour Matogrosso… L’aspect volontairement décousu du documentaire, sans aucun fil chronologique ni même thématique, le rend difficile à suivre pour qui ne dispose d’aucune connaissance préalable sur la vie du chanteur. Quelques longueurs également dans ce long-métrage délibérément lent, axé avant tout sur l’esthétique – davantage que sur une réelle analyse de l’artiste. On regrettera enfin que le film n’aborde que la carrière de Matogrosso, mettant de côté sa vie personnelle qui aurait pourtant pu se révéler intéressante, contribuant à cerner le personnage. Dont on aura, au moins, découvert la musique, éloquente à elle seule.

Olho Nu réalisé par Joel Pizzini, produit par Canal Brésil, durée: 1h41

Du mariage et du clitoris en Turquie

26269Au Fipa 2014, projection en avant-première du documentaire Le Droit au Baiser, consacré aux mœurs sexuels de la Turquie contemporaine.

«Je ne crois pas en l’égalité entre hommes et femmes», déclarait le Premier ministre turc Erdogan en mai 2013. Trois mois plus tard, il approfondissait ce propos en affirmant qu’une femme devait avoir « au minimum trois enfants » et veiller prioritairement à leur éducation, tandis que le mari se chargeait de subvenir aux besoins économiques de la famille. Au même moment, des manifestations enflaient dans les principales villes de Turquie…

Qu’en est-il aujourd’hui des mœurs en matière de relations homme/femme, et plus précisément de sexualité, dans un pays qui s’est longtemps caractérisé par son laïcisme – aspect que  l’AKP d’Erdogan remet progressivement en question ?
Dans son reportage Le Droit au Baiser, Camille Ponsin traite le sujet d’une manière vivante et actuelle, parcourant Istanbul pour recueillir, avec la complicité de quelques étudiants turcs, des témoignages révélateurs sur la perception du mariage, du flirt, du sexe par les Stambouliotes. Hommes et femmes, jeunes et vieux, musulmans pratiquants et non-pratiquants, tout le monde a son mot à dire, et les avis divergent.

La virginité, un mythe sacré

Du côté des hommes, un mot revient sur les lèvres de manière récurrente : namus, c’est-à-dire virginité. « Je ne pourrais pas épouser une femme qui n’est pas vierge », en déclarent plus d’un. « C’est culturel », ajoutent d’autres. Terme d’origine arabe pouvant être traduit par « vertu », le namus fait allusion à « l’intégrité sexuelle » des femmes, dont le maintien de la virginité jusqu’au mariage est présenté comme une preuve d’honneur, de respect du mari, de respectabilité. Une valeur qui se révèle, dans l’ensemble, multi-générationnelle, puisque partagée aussi bien par les vieux que par les jeunes hommes. Mais le namus est également cautionné par certaines femmes interrogées, faisant elles aussi l’éloge de la « pureté » sexuelle – mais ne sachant pas, au passage, ce qu’est un clitoris…

La dissimulation, le lot commun des femmes stambouliotes ?

Le consensus, toutefois, est nettement moins flagrant quand la caméra se penche du côté des femmes. Face aux jeunes filles voilées qui disent vouloir garder leur virginité par respect de la religion, des interviewées plus dévergondées reconnaissent avoir déjà flirté et eu des relations sexuelles – généralement en cachette du patriarche. Cet aspect de dissimulation s’avère très présent chez ces femmes, dont certaines précisent, mi-gênées mi-frondeuses, qu’elles risqueraient d’avoir quelques embêtements si leurs familles les entendaient… Quelques passages d’autocensure, avec le son coupé, sont également insérés dans le film, comme parties intégrantes du reportage.

Un portrait dynamique de la jeunesse turque sous l’angle de la sexualité

Cette autocensure de la part des personnes interrogées, ces réticences à trop livrer aux intervieweurs une large part de leur vie relationnelle, le réalisateur s’y est heurté dès le début de son travail. Etant parti dans l’idée de réaliser une étude sur la jeunesse stambouliote, il s’est trouvé confronté au refus de la plupart des jeunes de laisser la caméra les suivre dans leur vie relationnelle et leurs sorties nocturnes. Il s’est par conséquent rabattu, comme il l’expliqua au cours du débat suivant la projection du documentaire, sur un projet plus large, englobant plusieurs générations et plusieurs quartiers de la ville.

Pourtant, c’est bien le portrait en demi-teinte d’une jeunesse turque hétérogène, urbaine et « genrée », peinant à s’accorder sur des valeurs communes, partagée entre attachement à la tradition et désir d’émancipation, que nous offre le cinéaste français. Un portrait dynamique, spontané, loin du modèle-type de l’intervieweur bavard et de l’interviewé un peu trop rodé. Sans parti pris, Le Droit au Baiser se présente presque comme une simple observation de mœurs. Impression renforcée par la méthode du « micro-trottoir », amplement exploitée et formant toute la trame du documentaire.

Camille Ponsin reprend ici un procédé préalablement utilisé par le réalisateur Pasolini en 1964 dans son long-métrage consacré à la sexualité en Italie. Reportage dont Ponsin s’inspire largement, intégrant dans son Droit au Baiser des extraits du film de Pasolini, comme pour créer un jeu de miroirs entre la jeunesse italienne des années 1960 et celle d’Istanbul au XXIème siècle… Le cinéaste italien avait entrepris alors de briser les tabous culturels, religieux pesant sur l’analyse de la sexualité ; c’est dans cette même démarche que s’inscrit aujourd’hui le film de Camille Ponsin.

Offshore ou le « documentaire interactif »

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Explosion de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon en 2010

Le programme du festival titrait laconiquement : « Première mondiale – Vivez l’expérience Offshore ». Aucune indication supplémentaire sur ce que pouvait bien recouvrir ce terme passablement énigmatique d’Offshore (« au large »). Une investigation s’imposait donc pour l’équipe d’Un grain dans les bobines.

Décrite comme une « installation interactive et immersive », l’expérience créée par Brenda Longfellow, Glenn Richards et Hellos Design Lab est en fait un vaste documentaire englobant les diverses thématiques liées à l’industrie pétrolière. L’explosion en 2010 de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon dans le Golfe du Mexique, événement sur lequel s’appuie l’ensemble du reportage, fournit en effet l’occasion de traiter l’ensemble des domaines concernés de près ou de loin par le développement de ce secteur. Qu’il s’agisse de l’aspect économique, juridique, politique ou environnemental, l’accent est mis sur les multiples dangers et problèmes que suscitent de tels accidents. Un fond engagé, donc, qui n’est pas sans rappeler celui de documentaires comme par exemple Le Monde selon Monsanto ou encore le film d’Al-Gore Une Vérité qui dérange.

À ceci près que l’installation de Brenda Longfellow et Glenn Richards présente une caractéristique originale : son format. S’éloignant des standards du documentaire classique, Offshore commence comme un jeu vidéo, avec la reconstitution en 3D d’une plate-forme pétrolière à travers laquelle l’utilisateur peut circuler grâce à un écran tactile. Au fur et à mesure de l’exploration des lieux, une mosaïque de documents se constitue : ici des archives sur les victimes de l’explosion de Deepwater Horizon, là une interview du juriste de Houston Tomy Buzbee agrémentée d’images de synthèse à vocation explicative, entre les deux un reportage traitant de la pollution par le pétrole en Alaska… Une présentation qui, tout en offrant une étude globale de l’industrie pétrolière et de ses abus, permet de naviguer selon ses propres goûts au milieu des sujets proposés, d’une manière interactive et assez ludique. Seul hic pour les francophones, l’expérience n’est pour l’instant disponible qu’en anglais – on espère qu’une version sous-titrée verra bientôt le jour…

Amazonie et guerre des tranchées

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Connu pour la qualité de sa production documentaire, le Brésil s’illustre aussi par le développement de son secteur audiovisuel. Gros plan du FIPA 2014 sur ce pays, ainsi que sur le grande guerre et son imaginaire.

Festival avant tout international – comme l’indique son nom – le FIPA réunit des programmes de toutes origines, aussi bien françaises que mondiales. Au sein de cette floraison, un accent particulier est mis, dans cette édition 2014, sur l’un des principaux pays se plaçant cette année sous les feux de l’actualité : le Brésil, objet et lieu de production de six films documentaires qui seront projetés cette semaine à Biarritz. Se focalisant sur divers aspects du vaste état sud-américain, ces longs-métrages en dressent un portrait à la fois historique et contemporain, des chercheurs d’or à la catéchisation progressive des indigènes en passant par le football, la danse dans les favelas ou encore le portrait du chanteur Ney Matogrosso… Agenda qui sera complété par des interventions relatives à la situation de l’audiovisuel au Brésil, dans le cadre du FIPA Industry, l’espace dédié aux professionnels.

Le centenaire de la guerre 14-18 à la télévision

En parallèle à cette escapade brésilienne, un second gros plan sera opéré par la 27ème édition du Festival. Année commémorative en la matière, 2014 verra naturellement le FIPA se concentrer sur la Première Guerre mondiale, à travers sept productions, documentaires comme fictions. Françaises, belges, allemande et australienne, elles permettront d’aborder sous un angle international et multilatéral ce conflit majeur, ayant impliqué non seulement politiques et militaires, mais également l’ensemble de la population. Le film australien Anzac Girls, de Ken Cameron, fait ainsi revivre les péripéties vécues par des infirmières basées au Caire, tandis que celui du réalisateur belge Jan Matthys (par ailleurs EuroFipa d’honneur) s’attache à retracer l’histoire d’une famille que la Grande Guerre va bouleverser à jamais.

A l’aune de ces deux différents focus, un Festival qui s’inscrit donc résolument dans une perspective mêlant Histoire et actualité, à l’image de la diversité des productions qui y seront présentées.