Internet peut-il financer la création ?

Si les intervenants du secteur de l’audiovisuel s’accordent sur l’influence du numérique, peu de solutions émergent pour l’ensemble des acteurs dans cette configuration.

La ministre de la Culture et les autres intervenants du secteur ont débattu ce matin, au FIPA - Crédit Photo : Yann Lagarde

La ministre de la Culture et les autres intervenants du secteur ont débattu ce matin, au FIPA

Directeur des programmes, régulateur, créateur, auteurs et éditeurs ont-ils un intérêt commun ? A première vue, pas de doute : tous les violons s’accordent pour souligner la nécessité de prendre en compte Internet dans la conception des nouveaux programmes. De l’idée originale jusqu’à l’horaire de diffusion, ce média bouleverse les habitudes. Au point qu’on ne sait pas vraiment si les professionnels réunis dans la salle des Ambassadeurs du Casino disposent encore de certitudes sur leur métier, tant le modèle économique a évolué depuis une dizaine d’années.

Pas tous à la même enseigne

La question se pose même de savoir s’il y en a finalement un seul et unique. Les mots d’interactivité, de freemium (une part de la création gratuite et le reste en accès payant) et de transmédias reviennent souvent, mais leur transposition à des exemples concrets montre que le financement des projets par ces voies-là est loin d’être uniforme. Certes, des productions (Génération quoi, Prison Valley…) rencontrent un excellent accueil critique et commercial. Les chaînes de télévision ne tirent cependant pas toutes leur épingle du jeu.

« Le numérique nous a beaucoup fragilisés mais maintenant Arte prospère grâce au numérique », constate Anne Durupty, directrice générale de la chaîne franco-allemande. D’autres luttent encore pour se trouver une voie de développement qui leur permette de financer des projets audacieux sans sacrifier les recettes.

La coopération, que la ministre de la Culture appelle de ses vœux, représente une solution toujours hasardeuse pour les producteurs et les diffuseurs. Tirer les bénéfices d’un documentaire de qualité ne pose pas de problème, mais financer sa fabrication est une question autrement plus épineuse. Internet n’est pas prêt de simplifier la tâche des professionnels de l’audiovisuel.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s